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Prince of Qin
Dans le paysage saturé des jeux Windows du début des années 2000, Prince of Qin s'est taillé une place de choix grâce à son ambitieux mélange d'ambiance wuxia et de jeu de rôle. Sorti en 2002, il plonge les joueurs dans une période troublée de la fin de la période des Royaumes combattants, où ambition, intrigue et épées s'entrechoquent. Le jeu offre un sens de l'échelle digne d'un film, s'étendant des complexes royaux aux villes frontalières austères, avec un souci sincère de refléter la saveur historique tout en laissant respirer l'écriture mythique.
Le joueur suit un prince de l'État de Qin qui s'échappe de prison pour une quête itinérante à travers plusieurs États. Les combats sont en temps réel, mais axés sur la stratégie, avec une grille de combos florissants, de compagnons et d'emplacements d'équipement. La progression du personnage repose sur une échelle de niveaux classique, des arbres de compétences et des parchemins qui débloquent des trésors magiques. L'exploration récompense la curiosité avec des temples cachés, des ruines antiques et des quêtes secondaires qui élargissent l'univers. Le titre allie énigmes et action pour suivre le rythme.
Le moteur privilégie les modèles de personnages stylisés et les intérieurs aux images saisissantes. Les environnements varient des cours opulentes aux camps enfumés, chacun rendu avec une touche picturale. La bande-son privilégie les timbres martiaux et cérémoniels, ponctuant les scènes de duel de percussions solennelles. Les voix varient, mais s'efforcent sincèrement de transmettre la discipline martiale et la détermination personnelle. La présentation privilégie l'atmosphère à l'hyperréalisme, créant une impression de grandeur ancestrale grâce aux textures et à l'éclairage.
La narration s'appuie sur un contexte historique tout en entrelaçant intrigues politiques et sacrifices personnels. Les joueurs rencontrent des courtisans, des généraux, des sages errants et des royaumes rivaux dont les complots s'intensifient. Les décisions orientent subtilement les loyautés et les alliances, influençant les résultats sans imposer une seule voie. Le monde est le théâtre d'ambiguïtés morales et de manœuvres audacieuses, invitant les joueurs à peser le pour et le contre. Le rythme peut être irrégulier, mais l'écriture conserve un ton cohérent qui respecte les thèmes anciens tout en offrant une accessibilité moderne.
À sa sortie, le jeu a suscité des réactions mitigées, salué pour son ambition, mais critiqué pour ses imperfections et ses commandes maladroites. Il a néanmoins gagné une affection durable auprès des fans de jeux de rôle axés sur l'histoire chinoise. Sa volonté de mêler narration cinématographique et exploration tactique a inspiré des titres ultérieurs du même créneau. Pour les collectionneurs et les historiens des premiers RPG Windows, Prince of Qin représente une tentative audacieuse de transposer une vaste époque en fiction jouable, avec des moments mémorables qui perdurent longtemps après le générique.
Seal of Evil
Seal of Evil est sorti sur Windows en 2004, une aventure indépendante et mélancolique, puisant son inspiration dans les mythes poussiéreux et les longues nuits de jeu sur PC. Le jeu plonge les joueurs dans une ville portuaire enveloppée de brouillard et de superstition, où les rumeurs crépitent comme des parasites et où la lumière des lanternes vacille le long des pavés. Ses concepteurs privilégient la retenue, privilégiant l'ombre au spectacle, et laissent de petits indices faire avancer l'histoire plutôt que des cinématiques bruyantes. Cette approche récompense la curiosité, invitant les joueurs à cartographier les ruelles et les secrets.
La boucle principale mêle exploration, combat en temps réel et résolution d'énigmes. La caméra plane sur un angle isométrique serré qui préserve la lisibilité de l'environnement tout en préservant le danger. Les rencontres mettent à l'épreuve le timing, avec des signaux ennemis télégraphiés et des fenêtres de parade punissant les coups maladroits. L'équipement et le butin sont tangibles sans être envahissants, et un carnet de poche enregistre les tâches, les marqueurs de carte et les bribes d'histoire trouvées dans des maisons oubliées. Les choix de dialogue modifient la morale, faisant avancer l'intrigue sans forcer une seule issue prédéterminée.
L'histoire et l'atmosphère présentent un port infesté de peste, un conseil de magistrats blêmes et un artefact scellé au cœur du pouvoir. L'histoire se déroule à travers une narration environnementale, des prêtres corrompus et des échanges concis avec des contrebandiers qui connaissent les cicatrices de la ville. Les visuels mettent en valeur les rues glissantes sous la pluie, la pierre humide et les intérieurs éclairés à la bougie où chaque recoin évoque le danger. La musique s'entremêle à la conception sonore, un mélange de cordes et de carillons lointains qui accentuent la sensation de pas. Le monde récompense les joueurs qui remarquent les changements de ton à mesure que les événements s'intensifient.
Les notes techniques s'accordent avec l'ambition du milieu de la décennie. Le jeu reflète son époque avec des silhouettes polygonales et des murs texturés. Le moteur privilégie les vues compactes et les chargements rapides, résultat de contraintes matérielles et d'une optimisation minutieuse. L'éclairage utilise une lueur autour des lampes, tandis que le brouillard masque les aspérités au-delà des portes. Les animations de combat restent sobres et nettes. Les doublages, lorsqu'ils sont présents, privilégient les accents tronqués, ce qui contribue à la lisibilité du rythme. L'interface reste discrète, présentant l'inventaire et la carte sans détourner l'attention des rues.
Accueil et héritage : Seal of Evil a trouvé un coin tranquille dans les collections de nombreux joueurs, plébiscité pour son atmosphère et sa sobriété. Sa réputation s'est développée dans les cercles restreints, où les vétérans le comparaient aussi bien aux dungeon crawlers classiques qu'aux expérimentations indépendantes. Une communauté de moddeurs modeste a préservé l'équilibre et les quêtes, tandis que les discussions ont salué son ambiance sans compromis. Des décennies plus tard, le jeu reste une référence en matière d'intimité et de richesse, une relique invitant à une découverte attentive.